Anton Corbijn est avant tout reconnu pour ses fameuses photos en noir et blanc et son projet autour de l'univers photographique et cinématographique du groupe U2. Je ne croix pas en son potentiel en tant que réalisateur bien que Control soit un beau film sur la vie et la mort de Ian Curtis, chanteur du groupe Joy Division. Ce biopic à des allures de feuilleton télé sans approfondissement des personnages. Ce qui enrobe le film c'est la musique et les performances scéniques intenses et jouées à la perfection, dans la peau du célèbre chanteur. Certains plans (magnifiques d'ailleurs) inspirent étrangement la photographie. Mais, tout de même un film ordinaire sur un groupe extraordinaire!
mercredi 3 décembre 2008
Control, de Anton Corbijn (2007)
samedi 8 novembre 2008
A scanner darkly, de Richard Linklater (2006)
Les graphiques sont innovateurs et le résultat est envoutant. J'aime bien la dimension politique et sociale des films de Richard Linklater. Le regard qu'il porte sur le monde contemporain correspond assez à ma vision des choses. Le film qui débute de façon intriguante laisse place à quelques lenteurs. Dans un de ses précédents films, Before Sunset, Linklater maîtrise bien le dialogue réaliste et banal entre ses personnages principaux. Ici, il échoue en voulant créer des conversations banales entre des personnanges marginaux. Sont passés maître dans l'art d'écrire des dialogues cool pour alimenter des scènes de vie banales entre des personnages hors de l'ordinaire Tarantino (jadis) ainsi que Jerry Seinfeld et son partenaire Larry David (Sseinfeld, The Office). Pas Linklater.
jeudi 16 octobre 2008
Flashdance, de Adrian Lyne (1983)
Pourquoi mon copain a-t-il horreur de ce film? C'est un film de fille, avec de la musique datée et de la danse classique! Moi, je suis une fille. Je suis née en 1979 et dans les années 80 j'étais une fillette qui a vu ce film des millions de fois les yeux rivée sur le petit écran en sautillant sur ses petites jambes. J'aime danser et j'adore Le Lac des Cygnes! Vive Flashdance!
dimanche 5 octobre 2008
Mon frère est fils unique, de Daniele Luchetti (2008)
Un bon conseil, regardez les films italiens en version originale! J'adore la musicalité de cette belle langue. C'est l'histoire de 2 frères bien différents : un se revendique fasciste et l'autre, communiste. C'est l'histoire d'un pays et d'une famille qui essaie de s'en sortir tant bien que mal. Accio, le mouton noir m'a beaucoup touchée par sa quête de vérité et de sens. C'est un garçon qui veut être libre de choisir, de se tromper et de changer. C'est ainsi qu'il arrive à se faire sa propre opinion dans un monde où tout est déjà pensé pour nous. Film sympa, merci Charlie.
dimanche 17 août 2008
Fur : an imaginary portrait of Diane Arbus, de Steven Shainberg (2006)
J'ai adoré Secretary et quand j'ai regardé Fur, par intuition et sensibilité j'ai su que le film avait été réalisé par Steven Shainberg. Il est soucieux de l'image et de l'esthétique, accorde beaucoup d'importance aux détails, notamment, en ce qui concerne la mode vestimentaire, le décor et la couleur. Dans ses deux films, Shainberg utilise deux acteurs principaux que je trouve particulièrement sensuel et mystérieux: Robert Downey jr. et David Spader. Ce sont des acteurs excellents, qui à mon avis sont largement sous estimés dans l'industrie du cinéma. Étrangement, Nicole Kidman ressemble à s'y m'éprendre à Naomi Watts. Elle est égale à elle-même dans ce rôle étonnant et hors-norme. Elle la photographe new-yorkaisenew-yorkaise Diane Arbus dans cette fiction inspirée de sa vie. Arbus est une artiste attirée par l'étrange et le bizarre qui connaît beaucoup de succès dans les années soixante. La première partie du film est intrigante et mystérieuse mais la deuxième partie est plus romancée et conventionnelle. Cela dit, c'est un film très touchant qui traite d'un sujet original. Sa cohérence traduit un travail de conception minutieux et juste. J'ai beaucoup aimé.
lundi 23 juin 2008
The secret life of words, de Isabel Coixet (2005)
Un film qui se détourne de façon surprenante et ouvre lentement sur un thème sérieux et dramatique. La douleur physique, psychologique et sociale est afflige les personnages principaux dont l’anonymat et la banalité renvoient à la condition humaine au sens global. Il y a du potentiel et des idées riches mais le tout est distillé par du superflu et des longueurs qui résultent peut-être d’un manque de maîtrise (étirement de l’intrigue, absence de choix au niveau du scénario qui se disperse manque d’originalité dans l’approche…).
jeudi 12 juin 2008
The virgin suicides, de Sofia Coppola (1999)
Ce qui intéresse Sofia Coppola dans Marie Antoinette et Virgin Suicides ne m’intéresse pas du tout à savoir la dimension superficielle, matérialiste et carrément matérielle entourant l’adolescence notamment des jeunes filles. L’histoire est construite autour des 5 sœurs Lisbon étrangement fantomatique qui incarnent les fantasmes de leur entourage (sexe, musique, beauté, innocence…). Elles sont étouffées sous l’emprise de leurs parents qui représentent le dogme de la religion. En quelque sorte, leur enfermement les confrontera à la mort prématurément. La lumière, la légèreté de la caméra et les plans vaporeux et oniriques sont maîtrisés et étonnants mais tout a fait en contradiction avec le tumulte de l’adolescence. Clairement inspirée de Gus Van Sant pour sa technique et son intérêt pour la jeunesse, Coppola réalise un film assez lent et ennuyant. Peu convaincant.
samedi 7 juin 2008
Eastern promises, de David Cronenberg (2007)
Film minimaliste de Cronenberg dans le sens où il choisit des acteurs de très haut calibre sans en exploiter le potentiel (Naomi Watts, Vincent Cassel et Viggo Mortensen). Ses deux derniers films sont des introductions qui nous laissent imaginer l’évolution de l’histoire. Mais ce qu'il a réussit à faire dans History of Violence devient ici une grande faiblesse du film parce qu’utilisée maladroitement et de façon abusive : l’ellipse. Nous n’avons droit qu’aux prémices entourant l’ascension d’un « parrain » de la mafia russe. Cronenberg met plutôt en l'accent sur l’histoire d’une jeune prostituée dont la mort deviendra un élément encombrant qui provoquera la chute du parrain actuel. Son aspirant trouvera à travers les pages d’un journal intime la faille qui va tout changer… Les personnages ont très peu de profondeur. Le scénario est solide mais mal exploité. J’aime beaucoup l’esthétique du film qui joue entre les teintes noires, bleues, etc. C’est un bon film qui m’a tout de même déçue. Cronenberg délaisse le cinéma scientifique/organique, sa signature.
mercredi 4 juin 2008
Apocalypto, de Mel Gibson (2006)
J'ai été très agréablement surprise par Apocalypto qui ose aborder un sujet négligé : l'organisation sociale sur le continent américain avant les grandes découvertes. J'admire Mel Gibson pour son audace et son travail de recherche. En effet, l’exploitation de l’homme par l’homme, les guerres civiles et les conflits internes existaient avant l’arrivée des occidentaux. (à moindre échelle). C’est un film historique d’aventure très captivant, bien filmé et authentique.
mercredi 28 mai 2008
Lady Vengeance, de Chan-Wook Park (2005)
Film noir surprenant. J'aime beaucoup la métamorphose physique comme psychologique du personnage principal. D'ailleurs le réalisateur s'amuse avec l'image et donne des repères visuels (les couleurs) pour marquer l'évolution de l'histoire et des personnages. Très bien filmé et très stimulant esthétiquement. La scène finale est très touchante, j'ai vu quelque chose de moi dans cette femme. Cruauté parfois tournée en dérision mais toujours poignant et sérieux. Explore l'existence fragmentée d'une femme déchirée entre la maternité et la criminalité. Je préfère à Old boy. Agréablement surprise.
dimanche 18 mai 2008
Rear window, de Alfred hitchcock (1954)
Ce film de Hitchcockd'Hitchcock est un des meilleurs que j'ai vu. Le maître de l'intrigue réussit à nous tenir en haleine même dans un huis-clos avec un protagoniste cloué sur un fauteuil roulant. Le plateau de tournage représentant la cour intérieure entourée d'immeubles comptant plusieurs étages a été reproduit dans son intégralité dans un studio à Hollywood. Grace Kelly est impressionnante dans ce film. Sa beauté charismatique transperce l'écran. L'excellent James Stewart est égal à lui-même. Intelligemment filmé. Précurseur.
vendredi 9 mai 2008
Munich, de Steven Spielberg (2005)
Pas du tout fan de Spielberg (même s'il y a quelques exceptions: Schindler's list, Duel, Saving Private Ryan, The Terminal, etc.) et pas du tout fan de ce film d'espionnage sur la prise d'otage d'une équipe olympique. Je me méfie quand il y a trop de têtes d'affiche (sauf pour Yvan Attal, trop mimi!). Fausse complexité du personnage principal. Histoire un peu difficile à suivre, on se perd sur les lieux et parmi la multitude de personnages. Il y a des longueurs mais tout de même des moments palpitants.
lundi 5 mai 2008
V pour vendetta, de James McTeigue (2005)
J'ai revu ce film deux fois. Les deux fois je l'ai trouvé ridicule. Le personnage principal est bidon. L'histoire est bancale. Fausse dimension sociale, fausses valeurs humanistes, mauvaise utilisation de l'histoire. En plus, il dure plus de 2 heures! Les frères Washowski (ils ont co-écrit l'histoire) ont creusé leur tombe au cimetière d'Hollywood. Je n'arrive pas à croire qu'en 1999 ils pondaient The Matrix.
vendredi 2 mai 2008
A history of violence, de David Cronenberg (2005)
Dans ce film, la violence est associée à un mode de vie dont le protagoniste veut se détacher mais son passé le rattrape... Elle est aussi associée à la dimension sexuelle plutôt réaliste dans ce film. Le sexe est à la fois passionnel, attendrissant, animal et... conjugal. Habituellement, Cronenberg explore cette dimension de façon très dérangeante (Crash, Dead Ringers). La violence est aussi banalisée et donc très symbolique de la culture américaine où le port d'arme est autorisé et à même intégré les rites de passage à la vie adulte. C'est un excellent film.
lundi 14 avril 2008
The pursuit of happyness, de Gabriele Muccino (2006)
Etrange de voir Will Smith jouer un rôle sérieux mais j'avoue que j'y ai cru. La paternité lui va bien et il transmet cette énergie à merveille devant la caméra. Il joue à la perfection le père dévoué et prêt à tout pour le bien de son fils malgré les coups durs de la vie. L'homme pressé comme un citron, vampirisé par la société moderne. Anti-rêve américain, mais tout de même...
jeudi 10 avril 2008
The woodsman, de Nicole Kassel (2004)
Sujet hyper tabou et dérangeant. Inconfort assuré et sans issue. Mos Def joue bien le policier chasseur de récidivistes. Mais un film qui relativise la pédophilie n'a pas encore sa place dans notre imaginaire collectif. L'histoire n'est pas très bien écrite et le jeu de Kevin Bacon est terne et inintéressant.
