Film minimaliste de Cronenberg dans le sens où il choisit des acteurs de très haut calibre sans en exploiter le potentiel (Naomi Watts, Vincent Cassel et Viggo Mortensen). Ses deux derniers films sont des introductions qui nous laissent imaginer l’évolution de l’histoire. Mais ce qu'il a réussit à faire dans History of Violence devient ici une grande faiblesse du film parce qu’utilisée maladroitement et de façon abusive : l’ellipse. Nous n’avons droit qu’aux prémices entourant l’ascension d’un « parrain » de la mafia russe. Cronenberg met plutôt en l'accent sur l’histoire d’une jeune prostituée dont la mort deviendra un élément encombrant qui provoquera la chute du parrain actuel. Son aspirant trouvera à travers les pages d’un journal intime la faille qui va tout changer… Les personnages ont très peu de profondeur. Le scénario est solide mais mal exploité. J’aime beaucoup l’esthétique du film qui joue entre les teintes noires, bleues, etc. C’est un bon film qui m’a tout de même déçue. Cronenberg délaisse le cinéma scientifique/organique, sa signature.
samedi 7 juin 2008
Eastern promises, de David Cronenberg (2007)
mercredi 4 juin 2008
Apocalypto, de Mel Gibson (2006)
J'ai été très agréablement surprise par Apocalypto qui ose aborder un sujet négligé : l'organisation sociale sur le continent américain avant les grandes découvertes. J'admire Mel Gibson pour son audace et son travail de recherche. En effet, l’exploitation de l’homme par l’homme, les guerres civiles et les conflits internes existaient avant l’arrivée des occidentaux. (à moindre échelle). C’est un film historique d’aventure très captivant, bien filmé et authentique.
mercredi 28 mai 2008
Lady Vengeance, de Chan-Wook Park (2005)
Film noir surprenant. J'aime beaucoup la métamorphose physique comme psychologique du personnage principal. D'ailleurs le réalisateur s'amuse avec l'image et donne des repères visuels (les couleurs) pour marquer l'évolution de l'histoire et des personnages. Très bien filmé et très stimulant esthétiquement. La scène finale est très touchante, j'ai vu quelque chose de moi dans cette femme. Cruauté parfois tournée en dérision mais toujours poignant et sérieux. Explore l'existence fragmentée d'une femme déchirée entre la maternité et la criminalité. Je préfère à Old boy. Agréablement surprise.
dimanche 18 mai 2008
Rear window, de Alfred hitchcock (1954)
Ce film de Hitchcockd'Hitchcock est un des meilleurs que j'ai vu. Le maître de l'intrigue réussit à nous tenir en haleine même dans un huis-clos avec un protagoniste cloué sur un fauteuil roulant. Le plateau de tournage représentant la cour intérieure entourée d'immeubles comptant plusieurs étages a été reproduit dans son intégralité dans un studio à Hollywood. Grace Kelly est impressionnante dans ce film. Sa beauté charismatique transperce l'écran. L'excellent James Stewart est égal à lui-même. Intelligemment filmé. Précurseur.
vendredi 9 mai 2008
Munich, de Steven Spielberg (2005)
Pas du tout fan de Spielberg (même s'il y a quelques exceptions: Schindler's list, Duel, Saving Private Ryan, The Terminal, etc.) et pas du tout fan de ce film d'espionnage sur la prise d'otage d'une équipe olympique. Je me méfie quand il y a trop de têtes d'affiche (sauf pour Yvan Attal, trop mimi!). Fausse complexité du personnage principal. Histoire un peu difficile à suivre, on se perd sur les lieux et parmi la multitude de personnages. Il y a des longueurs mais tout de même des moments palpitants.
lundi 5 mai 2008
V pour vendetta, de James McTeigue (2005)
J'ai revu ce film deux fois. Les deux fois je l'ai trouvé ridicule. Le personnage principal est bidon. L'histoire est bancale. Fausse dimension sociale, fausses valeurs humanistes, mauvaise utilisation de l'histoire. En plus, il dure plus de 2 heures! Les frères Washowski (ils ont co-écrit l'histoire) ont creusé leur tombe au cimetière d'Hollywood. Je n'arrive pas à croire qu'en 1999 ils pondaient The Matrix.
vendredi 2 mai 2008
A history of violence, de David Cronenberg (2005)
Dans ce film, la violence est associée à un mode de vie dont le protagoniste veut se détacher mais son passé le rattrape... Elle est aussi associée à la dimension sexuelle plutôt réaliste dans ce film. Le sexe est à la fois passionnel, attendrissant, animal et... conjugal. Habituellement, Cronenberg explore cette dimension de façon très dérangeante (Crash, Dead Ringers). La violence est aussi banalisée et donc très symbolique de la culture américaine où le port d'arme est autorisé et à même intégré les rites de passage à la vie adulte. C'est un excellent film.
